Comité de défense du VERITABLE CAMEMBERT

 

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PRESSE 2007

 

A partir du mois de Juin, le différent est pris en charge par les grands médias qui, en parlant de guerre, ne favorisent pas un dialogue constructif.

"La notoriété du Camembert le vaut-elle bien ?"

Cette "publicité" s'exprime alors à travers la presse internationale et la télévision ... Notre témoignage est presque systématiquement sollicité ... mais notre refus de parler de "guerre" ne satisfait pas les réalisateurs chercheurs de sensationnel.

Marianne - 20 juin : Une attaque en règle

Oui, le Camembert est un emblème de nostre gastronomie

Ce qu'il faut craindre ...

un rassemblement pour le dire ... voir compte rendu

Beaucoup d'enregistrements tus pour faire du sensationnel !

L'emblème national est bien pris en otage ...

Posté le 17-12-2007 à 18:33:56

http://arretsurimages.net/post/2007/12/17/La-guerre-du-camembert

Enquête menée par Aurélie Windels.

On aimerait bien connaître les dessous de cette histoire. Si les personnes concernées par le sujet voulaient bien nous donner quelques témoignages. Sans trop d'illusions toutefois.

"Le jour où le camembert au lait cru a gagné la bataille de l'info »

Par Aurélie Windels le lundi 17 décembre 2007

Vous n'en avez sans doute pas sû grand chose, mais une terrible bataille a ensanglanté le front de l'info des consommateurs, à la fin de la semaine dernière.

Jeudi soir, le site du Point annonçait la déprogrammation d'une émission de consommation de France 3, "On peut toujours s'entendre", pour cause de pressions et de menaces trop fortes de la part d'un annonceur.

Mais quel sujet explosif abordait donc cette émission pour faire trembler un des plus gros groupes industriels français et subir une déprogrammation deux jours avant sa diffusion ?

La guerre du camembert !

Il existe, en effet, un combat enragé entre les gros industriels et les petits producteurs de camembert. La polémique est née de la volonté des deux plus grands groupes, Lactalis et Isigny Sainte-Mère, de s'affranchir de l'Appellation d'origine contrôlée (AOC) en cessant d'utiliser le lait cru pour la fabrication de leurs camemberts. Ils utilisent, à la place, un lait microfiltré, beaucoup moins cher à produire et permettant une plus longue conservation, idéal pour la distribution en grandes surfaces.

Les petits producteurs craignent donc de voir disparaître le vrai camembert AOC au profit de fromages sans goût et uniformisés. Ils veulent donc se faire entendre, et France 3 a décidé de relayer leurs inquiétudes. Pas seulement dans leur émission de consommation diffusée le samedi à 12h50, mais aussi par la diffusion d'un documentaire très critique, en prime time, le 26 décembre.

Tout ça n'est pas du goût de Lactalis.

Et quand un grand groupe industriel n'est pas content, sa meilleure arme est le chantage à la pub.

Quand on voit à quoi ressemble Lactalis, on se dit qu'il y a effectivement de quoi faire trembler la régie publicitaire de France 3 :

"Le groupe industriel est monté au créneau de manière un peu forte, à tel point que France 3 a décidé de suspendre la diffusion de l'émission du 15 décembre", nous expliquait vendredi dernier la productrice d' "On peut toujours s'entendre".

Ne pouvant pas supprimer la diffusion du documentaire du 26 décembre, "Ces fromages qu'on assassine", une projection presse (en présence de plus de 200 personnes) ayant déjà eu lieu, France 3 a donc d'abord fait un geste envers Lactalis en déprogrammant le sujet de ce week-end.

Responsable de la communication du groupe Lactalis, Luc Morélon dément toute pression ou menace sur France 3 : "Pourquoi voulez-vous qu'on fasse des pressions sur une émission qui passe le samedi midi sur France 3 ? Ils m'avaient invité à y participer, mais j'ai refusé, c'est tout. Je pense que cette rumeur est née des personnes qui ont fait le documentaire ("Ces fromages qu'on assassine", Ndr), ils ont dû vouloir faire du bruit autour de leur sujet et le meilleur moyen, c'est de parler de censure."

Des témoins affirment pourtant que le dir'com de Lactalis, à la fin de la projection de presse du documentaire à laquelle il s'était invité, a lancé un "Vous me le paierez !", vengeur,aux réalisateurs et représentants de la chaîne.

Démenti de l'intéressé: "Je n'ai certainement pas dit ça ! Je me suis invité à la projection, certes, puisqu'ils avaient "oublié" de m'y convier. Et j'ai été vraiment très surpris et très déçu de la manière dont ils parlent de notre groupe dans ce film. On les a pourtant invités dans nos locaux, et plutôt bien traités. J'étais très en colère alors j'ai tenu des propos un peu excessifs. J'ai dit Il y en a marre, il n'y a pas de raison de payer des gens qui nous crachent à la figure. Mais c'est humain, c'était la déception, je me suis calmé dès le lendemain."

Vendredi après-midi, la déprogrammation était donc confirmée à @si par tous les protagonistes. Pourtant, en fin de journée, le service de presse de France 3 nous rappelait. Rebondissement : "l'émission sera bien diffusée samedi. Elle n'a jamais été déprogrammée, il y a juste eu un dysfonctionnement de communication entre la chaîne et l'émission. Quant au confidentiel du Point, je n'ai absolument aucun commentaire à faire sur ce papier, ces accusations n'engagent qu'eux".

Et, effectivement, samedi à 12h50, "On peut toujours s'entendre" sur la guerre du camembert était diffusée sur France 3.

On peut toujours s'entendre : La guerre du camembert

Le Point aurait donc donné une fausse information ?

Mais non. L'info était exacte quand elle est parue, comme le confirme à @si une source proche du dossier: "bien sûr que l'émission a été déprogrammée ! Mais c'est France 3 et sa régie publicitaire, qui ont paniqué et ont pris cette décision seuls.

Quand Patrice Duhamel (directeur général de France Télévisions, Ndr) a été mis au courant, il a immédiatement exigé qu'elle soit reprogrammée. Il craignait davantage la polémique, que la pression de Lactalis"."

PS - En 2005, Gérard ROGER avait rencontré Juliette ROGERS

L'art d'anticiper les problèmes !