Comité de défense du VERITABLE CAMEMBERT

 

Déjà en 1909

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CONTACTS OFFICIELS

"Le camembert de Normandie, aujourd'hui,

est plus qu'un simple fromage :

au fil de sa très riche histoire,

il est devenu l'un des symboles de la gastronomie française."

Luc MORELON

Président de A-O-C, camembert de Normandie.

Il mérite donc d'être défendu en Haut lieu ...

 

Message adressé au Premier Ministre
Nom : ROUCHAUD
Prénom : francis
E-mail : frouchaud@wanadoo.fr
Adresse postale : Le Ménil Imbert 61120 LE RENOUARD France
Titre du message : Guerre du Camembert
Objet du message : idee
Message : Monsieur le Premier Ministre,

J'ai eu le plaisir de vous rencontrer en 1988 avec Michel Bertrand à propos de l'implantation éventuelle d'une entreprise personnelle à Sablé sur Sarthe.

Je me permets aujourd'hui de vous écrire, en tant que secrétaire d'une association de défense du Consommateur consciente des enjeux économiques autour du camembert : Le Comité de Défense du Veritable Camembert.

Après près d'un an de travail sur le terrain, nous constatons une attitude suicidaire des fabricants de "Camembert de Normandie" sur le problème du lait cru et de l'AOC. Ce problème touche en réalité l'ensemble de la production fromagère française.

En tant que consommateur, nous avons découvert que le fromage au lait cru n'est pas fromageable ... Il est nécessaire de laisser aux bactéries le temps de créer une flore native qui engendre la production fromagère.

Les américains parlent de 2 laits crus. Ce qui représente un véritable danger pour la crédibilité de nos produits.

Nous avons élaboré un projet de restructuration de l'ensemble de l'activité fromagère à partir d'une première action sur le Camembert après intervention auprès de chercheurs, de producteurs de lait, de responsables de la filière, mais indépendamment des producteurs trop affairés à ferrailler dans un combat fratricide.

Nous souhaiterions pouvoir vous le présenter car nous touchons un emblème national de notre gastronomie et un pan valorisant de notre activité économique. Cette restructuration doit permettre aussi de revaloriser le milieu rural en produisant des produits de qualité vendus à un juste prix. Le travail entrepris pour rétablir la situation du Salers est un exemple qui peut être démultiplié.

Vous remerciant de votre attention, et restant à votre disposition pour tout complément d'information, je vous prie d'agréer, Monsieur le Premier Ministre, mon meilleur souvenir.

Francis ROUCHAUD
Secrétaire et Webmaster
http://veritable.camembert.free.fr
http://ruralisme.free.fr
http://normandie.d.free.fr
http://patrimoine.renouard.free.fr

Monsieur le Secrétaire,

Par courriel du 30 mars 2008, vous avez appelé l'attention du Premier Ministre sur un projet de restructuration de l'ensemble de l'activité fromagère élaboré par votre association "Le comité de défense du véritable camembert".

Après avoir pris connaissance de votre initiative, Monsieur François FILLON m'a chargée de relayer votre proposition auprès de Monsieur Michel BARNIER, Ministre de l'agriculture et de la pêche, en lui demandant d'en prescrire un examen attentif et de vous tenir directement informé de la suite qui lui sera réservée.

Je vous prie de croire, Monsieur le Secrétaire, à l'assurance de ma considération distinguée.

Pour le Premier ministre
La Chef du Service des Interventions
Claire SERVANT

Message adressé au Ministre de l'Agriculture

Monsieur le Ministre,

Comme suite à notre rapide entrevue d'hier à Cambremer, je me permets de vous communiquer ci-joint l'échange de mails concerné.

Je suis convaincu que la Grande Distribution n'a jamais eu pour vocation de valoriser les produits même pour faire face au Discount émergent (l'évolution des circuits commerciaux s'est toujours réalisée à partir de la politique du moins cher).

Sachant qu'elle ne représente que 50 % environ du marché de l'alimentation en France concuremment avec le Catering, la Restauration Hors Foyer et les circuits spécialisés qui sont plus à même de valoriser les produits, je pense qu'il faut savoir distinguer Consommation de Masse et Consommation de plaisir et présenter des offres produits différenciées.

L'AOC, comme vous l'avez ennoncé pour le Beaufort, mérite une réelle plus value.

A l'exemple de la Joaillerie et de la Bijouterie, il est possible de structurer l'offre AOC a deux niveaux. L'une basée sur le produit référence qui est représentatif de la notoriété, de la qualité sans complaisance, un diamant. Nous pensons à une production fermière d'un nouveau genre, de petites entreprises de production fermière plus que des fermes à proprement parler, pour pallier les problèmes de financement, de qualification du personnel, d'astreinte au travail et de perennité. L'autre plus industrielle, dès qu'il y a collecte, permettant de satisfaire une consommation de masse tout en respectant un cahier des charges AOC tenant compte des bases naturelles des produits (race, alimentation, flore native
naturelle). Positionner les fruitières entre les deux, comme le souhaite Jean Vachou notamment, est possible en définissant les circuits de distribution en fonction de leur capacité de conseil pour justifier la différence ... ce qui est le devenir de certaines grandes surfaces à l'instar de Monoprix par exemple.

Je suis à votre disposition pour rencontrer vos collaborateurs si vous le souhaitez.

Les travaux que nous menont sont publiés à postériori sur notre site : véritable.camembert.free.fr.

Vous remerciant de votre attention, et restant à votre disposition pour tout complément d'information, je vous prie d'agréer, Monsieur le Ministre, mes sincères salutations.

Francis Rouchaud

Lettre adressée au Ministère de l'Agriculture

Ministère de l’Agriculture
3 rue Barbey de Jouy
75007 Paris

A l’attention de Mme Lucile GAUCHER

Objet : Table ronde « Lait cru fromageable »

Le Renouard, le 6 mai 2008

Chère Madame,

Comme suite à nos différents entretiens, nous souhaiterions vous convier à une table ronde sur le « lait cru fromageable » destinée à définir un vocabulaire crédible et valorisant pour les AOC fromagères pour tout consommateur en position d’achat.

En accord avec Monsieur Jean Charles Arnaud, Président du Comité National des Produits Laitiers au sein de l’INAO, nous avons pu observer les pratiques des fromagers dans d’autres régions, notamment dans les Alpes (Reblochon et Abondance) et en Auvergne (Salers, Cantal et Saint Nectaire).

Nous avons examiné l’ensemble des décrets définissant les fromages au lait de vaches et présenté un rapport soulignant l’incohérence des définitions des AOC en terme de lait (lait, lait cru, lait thermisé, etc.) – vocabulaire incompris voire inconnu de la majorité des consommateurs. Nous demandons donc pour les AOC, une unité de langage correspondant à la réalité des produits utilisés.

En outre, nous avons eu l’occasion de pousser plus avant nos investigations en cherchant à comprendre la réalité du lait cru et avons proposé à des chercheurs de l’INRA d’en donner la définition aux différents stades de la production (dans la mamelle, traite à la main, traite mécanique, …) et de définir l'influence des différents traitements (thermisation, microfiltration à chaud et à froid, pasteurisation, UHT) sur les composés physicochimiques et microbiologiques du lait.

Nous avons trouvé sur le site US http://www.realmilk.com/tworawmilks.html l’existence de 2 laits crus.

Nous avons cherché l’origine de la mention « lait cru » sur les étiquettes et constaté une innovation marketing au moment du développement du lait pasteurisé.

Cette situation pour le moins confuse porte un préjudice réel au consommateur incapable de distinguer les vrais fromages au vrai lait cru.

Notre premier objectif est de voir assurer la lisibilité de l’offre fromage.

Il nous semble intéressant de généraliser l’approche réalisée pour certains fromages fermiers, notamment le Salers, le Saint Nectaire et le Reblochon à l’ensemble des fromages au lait cru à partir de règles simples :
• de définition précise du lait en précisant les données spécifiques relatives à la race (ou aux races), à la nourriture du cheptel et au calendrier éventuel de production,
• d’enrichissement à partir d’une microflore native naturelle nécessaire aux fermentations,
• du respect des savoir-faire traditionnels de production, et
• d’une identification visuelle et qualificative commune perceptible par le consommateur en position d’achat.

A partir de ces données, il nous semble possible de différencier deux ou trois AOC par fromage si nécessaire. Nous souhaiterions voir ainsi, nettement différenciés :
- des fromages fermiers AOC offrant une réelle diversité de goûts, pour des achats de plaisir dans des circuits de distribution valorisants, catering, restauration hors foyer et circuits spécialisés qui représentent près de 50 % du marché de l’alimentation.
- des produits industrialisés AOC, respectant un cahier des charges similaire, faits à partir de laits collectés, des fromages à goût standardisé … moins cher, correspondant à des achats de besoin réalisables dans la grande distribution.

Il nous semble concevable de considérer les productions des fruitières des Alpes, petites coopératives locales comme étant un troisième type de produit dont les caractéristiques de production restent apparentées aux produits fermiers à partir d’un transport local et d’un mélange des laits qui standardise plus ou moins le goût. L’appellation AOC fruitière pourrait alors être retenue.

En faisant une table ronde sous forme de « brain storming », notre propos est de constater la réalité du lait cru fromageable, de l’importance de la microflore native, de noter les réactions positives et négatives des différents intervenants, de formuler une offre produit diversifiée, de proposer un plan d’action pour répondre aux problèmes fondamentaux de mise en œuvre et de communication.

Les participants prévus pour cette table ronde qui se tiendrait à l’Inao, vraisemblablement, à la fin du mois (date à définir), sont :
- Marie Christine Montel
- Sylvie Lortal
- Jean Charles Arnaud
- Charles Perrot
- Patrick Mercier
- Bertrand Gillot
- Didier Levieux
- Claude Dumarché
- Francis Rouchaud
- Karine Simbelie de la DGCCRF
- Lucile Gauchet de la DGPEI (Ministère de l'Agriculture)

Nous restons à votre disposition pour toute information complémentaire et vous prions d’agréer, chère Madame, nos salutations distinguées.

Francis ROUCHAUD
Secrétaire et Webmaster

Lettre du Ministre de l'Agriculture pour soutenir l'association.

Contacts avec la DGCCRF

Lettre adressée à l'AFSSA

A l’attention de Madame Pascale BRIAND

Le Renouard, le 11 février 2008

Madame la Directrice,

C'est au nom de notre association présidée par M. Gérard ROGER et dont je suis le secrétaire, que je me permets de vous contacter.

Les buts du comité consistent :
- à faire apprécier les ressources gastronomiques naturelles et authentiques de Normandie, notamment ses produits laitiers et tout particulièrement le véritable camembert au lait cru.
- à défendre la recette traditionnelle de fabrication de ce fromage, phare de la gastronomie française.
- à soutenir ce produit AOC sur tous les marchés intérieurs et extérieurs.
- à participer dans un but désintéressé à toute activité collective dont l'objectif vise le développement de sa production, dans le respect des traditions en matière d'élevage, de collecte, de transformation et de distribution.

Nous nous mettons systématiquement dans la position de consommateurs en position d’achat pour interpréter leur compréhension de la présentation des produits.

A titre d’exemple, en accord avec Monsieur Jean Charles Arnaud, Président du Comité National des Produits Laitiers au sein de l’INAO, nous avons observé les pratiques des fromagers dans d’autres régions, notamment dans les Alpes (Reblochon et Abondance) et en Auvergne (Salers, Cantal et Saint Nectaire). Nous avons examiné plus avant, l’ensemble des décrets définissant les fromages au lait de vaches et présenté un rapport soulignant l’incohérence des définitions des AOC en terme de lait (lait, lait cru, lait thermisé, etc.) – vocabulaire incompris voire inconnu de la majorité des consommateurs. Nous demandons donc pour les AOC, une unité de langage correspondant à la réalité des produits utilisés.

En outre, nous avons eu l’occasion de pousser plus avant nos investigations en cherchant à comprendre la réalité du lait cru et avons proposé à des chercheurs de l’INRA d’en donner la définition aux différents stades de la production (dans la mamelle, traite à la main, traite mécanique, …) et de définir l'influence des différents traitements (thermisation, microfiltration à chaud et à froid, pasteurisation, UHT) sur les composés physicochimiques et microbiologiques du lait.

Parallèlement nous souhaiterions savoir si les protocoles d’analyses pratiquées par vos laboratoires permettent de déterminer la nature exacte du lait utilisé, voire la définition de ses caractéristiques physicochimiques et microbiologiques.

A partir des réactions des visiteurs de notre site internet, nous avons pu constater que la cacophonie des informations récentes, « certaines délations », étaient préjudiciables non seulement au Camembert mais à l’ensemble des fromages au lait cru.

Notre objectif est donc, de voir assurer la lisibilité de l’offre fromage.

Nous aimerions voir nettement distinguer, pour des achats de plaisir, les fromages authentiques au lait cru offrant une réelle diversité de goûts, des produits industrialisés à goût standardisé … moins chers, correspondant à des achats de besoin.

Nos conclusions actuelles nous amènent à croire qu’il est possible de nettement différencier ces produits AOC :

Nous cherchons à préciser et valider cette hypothèse et serions heureux de connaître votre position à ce sujet, notamment quant à la faisabilité scientifique d’analyses permettant de vérifier quels traitements ont pu subir les laits utilisés pour la fabrication de ces deux catégories de fromages AOC.

Restant à votre disposition pour toute information complémentaire ou pour vous rencontrer, nous remercions de votre attention et vous prions d'agréer, Madame la Directrice, l'expression de nos sentiments respectueux.

Francis ROUCHAUD